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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 17:27

MIYAZAKI Hayao, ou l’enfance de l’art 

(texte pour le catalogue du festival de Zagreb, juin 2004)

Ça faisait un moment que j'avais envie de partager ce texte, avec tous ceux qui s'intéressent à M. Miyazaki mais avec les curieux aussi (je ne pratique pas la "discrimination culturelle" ;p)

 

Ilan Nguyen n'est plus à présenter pour peu qu'on s'intéresse de près au cinéma d'animation (Japonais surtout mais pas que), pour moi il n'y a pas plus grand spécialiste sur le sujet et comme j'ai la chance de le compter parmi mes amis je lui ai demandé, à juste titre, l'autorisation de diffuser ce document très instructif et très détaillé concernant le parcours du "Maitre".

Merci à toi et bonne lecture à tous!   ^__^

 

 

GhibliLogo                                                                                              Studio Ghibli©


    L’Occident n’a commencé à découvrir le parcours et l’œuvre de MIYAZAKI Hayao qu’au cours des quelques dernières années. Ainsi, cinq ans à peine se sont écoulés depuis que le grand public, en Europe comme aux Etats-Unis, a vu pour la première fois certains de ses films distribués en salles de façon conséquente. Aujourd’hui consacré par les critiques du monde entier, il semble désormais incarner hors de son pays l’exemple par excellence — érigé ou non en exception — d’un dessin animé japonais soudainement réhabilité, subitement investi de qualités évidentes, après plusieurs décennies d’opprobre et d’absence presque totale des histoires et ouvrages de référence de l’animation mondiale.
Personnalité centrale du studio Ghibli, réalisateur dont l’audience et la stature dépassent de loin, dans son pays, le cadre du cinéma, MIYAZAKI s’impose désormais — tout comme son ami de longue date TAKAHATA Isao —comme l’un des metteurs en scène d’animation les plus remarquables du monde. Quel réalisateur de dessin animé pourrait, en effet, revendiquer la place qui est aujourd’hui la sienne ?
S’il ne saurait en rien être considéré, à lui seul, comme représentatif du cinéma d’animation japonais dans son ensemble, MIYAZAKI illustre en tout cas par son travail certaines possibilités propres au système et à la production de son pays. En ce sens, son œuvre mérite sans doute ce réflexe fréquent de mise en avant emblématique au sein d’une production nationale dont on commence seulement, depuis l’étranger, à percevoir la qualité comme les problèmes réels, et la diversité souvent insoupçonnée. Les films de MIYAZAKI, de fait, constituent une réfutation exemplaire de nombre d’idées reçues sur le dessin animé japonais.
Pour autant, le parcours de cet homme désormais érigé malgré lui en vedette, au centre d’un phénomène national, se réduirait-il à une ligne tout unie ? Ne le dit-on pas caractériel, tyrannique, physiquement ravagé ? Et combien de fois n’a-t-on pas déjà annoncé la fin de sa carrière, sur la base de ses propres déclarations ? Lui-même ne se prive pas de réagir. Ses réponses, ses interventions, souvent laconiques, vont à l’essentiel ; ses choix et ses prises de position sont tranchés, arrêtés ; ses paroles cinglantes, lapidaires. Face aux mots, et aux impostures qui les dénaturent souvent, la création animée est pour lui l’exercice d’une rébellion permanente.

1. À l’école de Tôei

MIYAZAKI est né à Tôkyô en 1941. À la fin de la guerre, sa famille quitte la capitale en proie aux bombardements américains et s’installe en province : nombre de souvenirs de ces années d’enfance lui serviront de base des années plus tard dans la conception de son film Tonari no Totoro (Mon voisin Totoro).
Habité dès l’enfance par une passion dévorante pour les engins volants (sa famille gérait une entreprise de construction aéronautique), il en gardera un goût prononcé pour les mises en scène aériennes, qui prend forme dans chacun de ses films de manière différente, au cours de séquences célébrant invariablement la magie de l’envol.
Admirateur inconditionnel des séries de bandes dessinées de TEZUKA Osamu, premier pionnier de l’après-guerre mythifié dès son vivant dans ce registre, il a déjà le dessin pour passion lorsqu’il découvre en 1958 le premier long métrage réalisé par le studio d’animation de Tôei, Hakuja-den (le Serpent blanc) : à son entrée dans une université de Tôkyô, l’année suivante, il opte pour la section d’économie, travaille à perfectionner son dessin pendant quatre ans, participe aux travaux d’un cercle d’étude sur la littérature pour enfants.
En 1963, il entre au studio d’animation de Tôei, où son acharnement créatif et son volume de travail le distinguent rapidement. L’imposante succession de longs métrages produite alors par Tôei, jusqu’au début de la décennie suivante, correspond à l’affirmation, au Japon, d’une conception du dessin animé comparable à bien des égards au standard américain de full animation. Cette école du mouvement plein et entier, incarnée par la figure tutélaire de l’animateur MORI Yasuji, sera pour MIYAZAKI un lieu de rencontres et de formation décisif.
Mais au début de cette même année 1963, sous l’impulsion de TEZUKA — véritable « apprenti sorcier » en la matière —, est apparu un nouveau format de production, celui d’épisodes en série pour la télévision, au rythme d’une vingtaine de minutes de diffusion par semaine. Le modèle s’impose aux autres studios, et d’abord à Tôei : parallèlement à la production de longs métrages, le travail sur des séries prend très vite de l’importance, suscitant de nombreux conflits entre les animateurs et leur direction. Actif au sein du syndicat de Tôei, MIYAZAKI y noue connaissance, entre autres compagnons, avec l’animateur ÔTSUKA Yasuo et le metteur en scène TAKAHATA Isao, tous deux responsables syndicalistes. D’emblée, il se lie avec eux d’une amitié que rien n’altérera à ce jour, et l’un comme l’autre seront pour lui des mentors tout au long de sa carrière.

2. Une communauté d’animation


En 1965, MIYAZAKI se joint de lui-même au projet monté par ses deux aînés dans l’hostilité grandissante de la direction du studio, et sous la direction d’ÔTSUKA pour l’animation, prend une part décisive à la première réalisation de TAKAHATA en long métrage, Taiyô no ôji Horusu no daibôken (les Aventures de Hols, prince du soleil, 1968). Considéré aujourd’hui comme un tournant dans l’histoire du dessin animé au Japon, le film, dénué du caractère enfantin des productions précédentes, repose sur un ensemble de parti pris techniques et une orientation stylistique radicalement neufs. Entre les trois hommes, c’est le point de départ d’une longue route commune faite d’alternance et de nombreuses collaborations, au fil des passages d’un studio à l’autre.
Après ce coup d’éclat, et le départ d’ÔTSUKA l’année suivante pour le studio concurrent A Production, MIYAZAKI s’illustre sur deux des longs métrages suivants produits à Tôei, Nagagutsu wo haita neko (le Chat botté, 1969) et Dôbutsu Takarajima (l’Île au trésor des animaux, 1971). Avec l’animateur KOTABE Yôichi — autre compagnon de route essentiel —, il choisit alors de suivre TAKAHATA dans son départ de Tôei, pour rejoindre ÔTSUKA. Leur projet commun d’adapter en dessin animé l’univers de Fifi Brindacier d’Astrid LINDGREN permet à MIYAZAKI d’effectuer son premier voyage en Europe. Le projet ne peut cependant voir le jour, pour cause de refus de l’écrivain, et c’est en se fondant notamment sur leurs travaux préparatoires pour cette série que les quatre hommes réalisent alors deux petits bijoux d’animation, les deux courts métrages de Panda Kopanda (1972, 73), dont de nombreux éléments d’inspiration, dus à MIYAZAKI, préfigurent déjà Mon voisin Totoro.
Dans l’intervalle suscité par ce remaniement d’un projet à l’autre, TAKAHATA et MIYAZAKI assurent ensemble la mise en scène sur toute la seconde moitié de la série télévisée Rupan Sansei (Lupin III, 1971-72), dont ÔTSUKA dirige l’animation. Cette série, dont le personnage principal n’est autre qu’un héritier dénaturé du héros créé par Maurice LEBLANC — le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin — deviendra par la suite un classique du dessin animé au Japon.

3. La littérature comme modèle

Au sein d’une autre structure, TAKAHATA, KOTABE et MIYAZAKI se consacrent ensuite pour plusieurs années à un travail télévisé de longue haleine, en lançant avec Arupusu no shôjo Haiji (Heidi, 1974) puis Haha wo tazunete sanzen-ri (Marco, 1976) le principe de séries annuelles sous la bannière des “Œuvres classiques du monde entier”, cycle d’adaptations animées des grands succès de la littérature pour enfants. MIYAZAKI porte alors à bout de bras les séries mises en scène par TAKAHATA : il en assure seul l’intégralité du layout, tandis que KOTABE, créateur des personnages, en dirige toute l’animation (fonctions que l’usage voit désormais assurer par plusieurs personnes en alternance)...
C’est au cours de cette période, avec le soutien d’ÔTSUKA à la direction de l’animation, que MIYAZAKI fait ses débuts de réalisateur avec Mirai shônen Konan (Conan le fils du futur, 1978), la première série animée diffusée sur la prestigieuse chaîne de télévision nationale NHK. L’acharnement personnel — mais aussi un sens visuel éclatant, un génie inné du slapstick animé et une énergie débordante — y est une fois de plus la clé d’une impressionnante qualité : en vingt-six épisodes, la série contient déjà tous les éléments fondateurs de son œuvre à venir, et marque à son tour une date dans l’animation télévisée japonaise.
Intégrant dans la foulée le jeune studio Telecom Animation Film, tous deux enchaînent dès l’année suivante sur un long métrage leur faisant retrouver l’univers de Lupin III : première réalisation de MIYAZAKI au cinéma, Kariosutoro no shiro (le Château de Cagliostro, 1979) est une réussite magistrale, un tour de force qui intègre de surcroît de remarquables hommages aux cinémas d’animation français et russe (sources pour chacun des deux hommes d’une inspiration première), et un futur classique du dessin animé japonais, qui suscite à son tour des vocations.
Après ce coup d’éclat, MIYAZAKI poursuit sur sa lancée avec quelques morceaux de bravoure pour la télévision. Il signe d’un pseudonyme deux épisodes d’anthologie qui mettent un terme à la nouvelle série de Lupin III (1980), puis conçoit la remarquable série Meitantei Hômuzu (Sherlock Holmes, 1981-82), co-produite avec la RAI. Il réalise quelque six épisodes, enlevés en diable, avant une interruption temporaire du projet, faute d’un véritable engagement du côté italien. Leur qualité restera inégalée par la suite, malgré les efforts de ses successeurs... Ces titres seront ses derniers travaux pour ce format télévisé de série.

4. L’appel du cinéma

Car 1982 est pour MIYAZAKI l’année d’un nouveau virage : alors qu’il a abandonné en cours l’ambitieux projet de co-production américano-japonaise de Little Nemo, et dans l’attente qu’un de ses nombreux projets de long métrage trouve le chemin d’une production grâce au soutien de l’éditeur TOKUMA Yasuyoshi, il se consacre à la création d’une bande dessinée qu’il a commencé de faire paraître en feuilleton, début 1982, dans le magazine spécialisé Animage édité par le groupe Tokuma.
Cette bande dessinée, c’est Kaze no tani no Naushika (Nausicaä de la Vallée du vent), vaste épopée dont la parution ne s’achèvera que douze ans plus tard, tandis que son adaptation en animation, décidée dès 1983, sort sur les écrans l’année suivante et constitue un tournant dans la production japonaise. Produit par TAKAHATA, ce film est la première réalisation animée originale de MIYAZAKI, et une œuvre fondatrice dans son parcours comme cinéaste. Le personnage principal de cette fable “écologiste”, inspirée de l’œuvre de Frank HERBERT, marque d’une manière neuve les imaginations et les consciences, au point que vingt ans après son apparition, Nausicaä reste l’une des plus belles héroïnes du cinéma japonais d’animation.
Le succès de Nausicaä permet la fondation du studio Ghibli, en 1985 : c’est MIYAZAKI qui en choisit le nom, terme italien désignant à l’origine un vent du désert, pour “faire souffler un vent nouveau” sur l’animation de son pays. Le titre de son long métrage suivant, Tenkû no shiro Ryaputa (le Château dans le ciel, 1986), est lui aussi passablement éloquent. D’un ton sensiblement différent des deux longs métrages précédents, cette nouvelle œuvre originale, inscrite dans une lignée plus classique du récit d’aventure et située au temps de la révolution industrielle, conte l’histoire de deux enfants qui, une horde de poursuivants à leurs trousses, se lancent dans la quête d’une légendaire cité volante… Ce motif central est emprunté à un chapitre des Voyages de Gulliver. Par ailleurs, l’univers du film puise librement dans l’œuvre de Jules VERNE, et les travaux d’anticipation de ses contemporains “visionnaires du vingtième siècle“, tel le dessinateur Albert ROBIDA. Le Château dans le ciel regroupe ainsi bon nombre de références dévoilant, comme un trésor, l’univers et la poésie de MIYAZAKI, en un nouveau sommet — souvent vertigineux — de réussite et de beauté...
Véritable ode à la magie de l’enfance, Mon voisin Totoro (1988) confronte MIYAZAKI à un nouveau défi, avec pour enjeu la représentation de son propre pays, et le choix de laisser primer sur toute intrigue, tout contenu narratif, la description lente et sereine du quotidien d’un monde, de la réalité d’un temps, au fil des menus incidents de la vie de tous les jours. L’impact du film au Japon dépasse de très loin le cadre du cinéma, et celui-ci représente aujourd’hui l’une des références élémentaires que nul au Japon, quels que soient son âge ou son parcours, n’ignore plus désormais.

5. Vers la consécration, et au-delà

Depuis vingt-cinq ans, les réalisations de MIYAZAKI ne cessent de marquer davantage le public japonais, et tout particulièrement le public familial comme la jeunesse, comme autant de réussites éclatantes. Depuis la fin des années 1980, ses longs métrages, lors de leur sortie au Japon, rivalisent sans peine au box-office avec les sorties en prise de vue réelle, notamment américaines. Les plus récents dépassent même allègrement les productions hollywoodiennes les plus massives, battant ainsi maints records d’exploitation.
Parmi ses grands succès publics, Majo no takkyûbin (le Service de livraison de la sorcière, 1989), film charnière dans sa réception, constitue après Totoro un autre exemple de mise en scène d’une magie au quotidien, par un traitement particulièrement attentif d’une réalité journalière recréée de toutes pièces.
Kurenai no buta (Porco Rosso, 1992) s’inscrit dans une autre veine créative, plus personnelle et teintée de nostalgie. Le goût de l’auteur pour la culture et les paysages européens, sa passion de l’envol et de l’aviation comme conquête — déjà en jeu dès ses premières réalisations, et en particulier dans le Château dans le ciel — offrent au spectateur occidental un étonnant exotisme inversé. Avec ce film, le premier à prendre la liberté de s’adresser à un public adulte (en l’occurrence masculin), le cinéaste signe un projet hors normes pour une réalisation intimiste, d’un registre à nouveau inédit en animation, entre mélancolie et refus du nihilisme, intransigeance et amertume.
Après plusieurs années en retrait de la réalisation en long métrage, MIYAZAKI revient à la mise en scène avec Mononoke-hime (Princesse Mononoke, 1997). Drame historique, épopée de la dernière chance, le film crée une fois de plus l’événement au Japon. Hymne à la nature, vaste et impétueux, Princesse Mononoke est une œuvre épique au sens le plus noble du terme, où l’humanité se joue dans le destin de quelques individualités.
Enfin, Sen to Chihiro no kamikakushi (le Voyage de Chihiro, 2001), conte moral prenant les atours d’un récit initiatique (non sans rappeler à certains égards Alice au pays des merveilles ou le Magicien d’Oz), met en scène les aventures d’une fillette égarée dans un Au-delà fantastique où il lui faudra travailler pour survivre, et ainsi apprendre à se prendre en main. Les résultats d’exploitation confirment l’impact aujourd’hui écrasant du réalisateur dans son pays : avec plus de vingt-trois millions de spectateurs en salles, le film établit un nouveau record, toutes catégories confondues, dans l’histoire du cinéma au Japon.
Dans chacun de ces films éclate toute la maestria de MIYAZAKI, exemple parfait d’une conciliation possible entre l’expression de la personnalité d’un auteur intransigeant et les enjeux commerciaux de l’industrie cinématographique. À ce titre, son parcours et son œuvre constituent depuis des années une référence majeure pour les animateurs du monde entier.

Aujourd’hui célèbre pour des films très différents, mais toujours emprunts d’une portée universelle, MIYAZAKI, qui poursuit inlassablement son travail créatif en direction du jeune public, et achève cette année la réalisation d’un nouveau long métrage, touche à l’évidence artistique, à cette “enfance de l’art” si convoitée.

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants (mais peu d’entre elles s’en souviennent) » : l’œuvre de MIYAZAKI, lecteur passionné de SAINT-EXUPERY, est de celles qui ravivent en nous cette précieuse mémoire.


Ilan NGUYEN (avec Xavier KAWA-TOPOR)

Source: Freelance France Japon-Ilan Nguyen

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